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Les actualités du Muséum d'Aix en Provence
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Atelier de restauration bénévole des herbiers du Muséum
Dans le cadre de projets nationaux et européens d'expertise et de valorisation des herbiers de Provence Alpe Côte d’ Azur, le Muséum d'Aix en Provence se lance dans la restauration de ses collections.

Ces collections d'herbiers font partie de notre patrimoine culturel, historique et scientifique et sont la base d'une banque de données, témoin de notre biodiversité. Créer un herbier permet de se former en botanique et être source de données scientifiques lors d'études de répartition d'espèces dans le temps. Lors d’études éthnobotaniques, ces herbiers sont aussi des supports historiques de données médicinales.
Les projets d'étude de ces herbiers à grande échelle permettent une multiplication des données exploitables.

Actuellement, un recensement des herbiers en Provence Alpes cote d'Azur est réalisé de manière générale pour évaluer le capital scientifique et patrimonial de la région. Cette expertise rend compte de la taille des herbiers, de la date, de l'état de conservation et de sa précision scientifique. La valorisation des collections passe par l’informatisation de données d'herbiers qui s'appuie essentiellement sur le logiciel SONNERAT mis en place par le Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris (http://coldb.mnhn.fr/colweb/form.do?model=SONNERAT.wwwsonnerat.wwwsonnerat.wwwsonnerat ) mais également en numérisant les planches d'herbiers à l'aide de scans spécialisés (HerbScan).

Ce travail de valorisation comprend, en amont, une phase de restauration des herbiers de manière à mettre en avant les données historiques, visuelles et scientifiques de chaque spécimen de plante.

Le Muséum d'Histoire Naturelle d'Aix en Provence possède une collection évaluée à 420 000 spécimens. Constituées de 2 herbiers généraux, ses collections principales sont celles de Dughi, Jahandiez, Cousturier, Quézel, du pensionnat des frères d'Avignon, de Reynier, Amat et Fiéreck. C'est principalement sur ces 4 dernières collections que le Muséum travaille cette année. Les années suivantes verront la suite de ce travail se prolonger pour atteindre l’objectif de restauration totale des collections.
L’herbier du Pensionnat des frères d’Avignon renferme plus de 11.000 spécimens soient 4501 planches. Les plantes ont été récoltées entre 1845 et 1881 dans toute la France et en Europe.
La collection de Reynier s'est constituée entre 1871 et 1906 et contient environ 1432 planches correspondants à 4868 spécimens.
Celle de Fiereck se compose de 2805 spécimens ou 1483 planches et date de 1912 à 1939.
L'herbiers d'Amat contiendrait plus de 10.000 planches et date de la fin du XXème siècle, début du XXIème.
Si ce dernier herbier est très récent, les autres collections sont très anciennes et parfois en très mauvais état. La restauration des planches d'herbier servira donc à présenter des échantillons de manière esthétique et pédagogique mais surtout à prolonger leur durée de vie en les fixant et les insérant dans des matériaux de longue conservation.



Si l'ensemble des collections d'herbiers doivent être restaurées, l'accent est mis sur les spécimens des herbiers du pensionnat des frères d'Avignon, de Reynier, Amat et Fiéreck. Cela représente environ 18.000 planches à restaurer!

Il s'agit d'un travail de grande ampleur et pour se faire, le Muséum a lancé un appel à bénévoles lors des journées européennes du patrimoine, les 18 et 19 septembre derniers. Depuis cette date, un groupe d'une quinzaine de personnes s'est progressivement mis en place. Cet atelier est encore ouvert aux inscriptions.

Toutes personnalités et toutes compétences se mêlent lors de deux rendez-vous hebdomadaires. Ces moments de grande convivialité participent à la vie sociale et culturelle du Muséum et permettent à quelques passionnés de botanique d'approcher des collections anciennes et précieuses.

Après ces 2 premiers mois, près de 1000 planches ont été restaurées, ce qui représente une moyenne de plus de 80 planches par journée d’atelier.
Pour ce travail, nous tenons à remercier l’association des Amis du Muséum ainsi que chacun des bénévoles : Laure Boéro, Isabelle Chanaron, Isabelle De Vasselot, Annie Delsol, Marcelle Dufils, Xavier Farjon, Laurène Jobard, Claire Martin, Maryline Milan Vallejo, Gisèle Parlange, Eliane Pontdeme, Florence Rollet, Camille Rymarczyk, Andrea Schuba et Charles Wehrung.

Pour tous renseignements contactez Muriel Durand et Morgane Noullet :
durandm@mairie-aixenprovence.fr
Tél. 04 42 91 97 78


Ce projet est co-financé par l'Union Européenne. L'Europe s'engage en Provence-Alpes-Côte d'Azur avec le Fonds européen de développement régional. Il est également soutenu le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.


Recensement des herbiers
en région Provence Alpes et Côte d’Azur.
Cette enquête s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux institutions.

Similaire à la démarche mise en place en Région Languedoc-Roussillon initiée par Tela Botanica (Cf article du 25 septembre 2008), le Muséum d’Histoire Naturelle d’Aix-en-Provence met en place un projet d’inventaire des herbiers présents dans la région Provence Alpes et Côte d’Azur.


Les herbiers recherchés sont des collections de plantes séchées à plat. Ces plantes sèches sont le plus souvent conservées entre des feuilles de papier (journaux, papier buvard, …). Ces feuilles sont soit rassemblées dans un ou plusieurs cartons, soit maintenues ensemble par une cordelette sous forme de liasse(s).

Témoins de la biodiversité mais aussi de l’activité botanique de la région, les herbiers constituent un véritable patrimoine scientifique et historique. Cependant, au cours du temps ils ont été pour la plupart disséminés dans des archives, des bibliothèques, des services spécialisés (jardins botaniques, musées, …), parfois dans des greniers et leur existence souvent oubliée.
Des experts pourront proposer aux institutions et aux particuliers de venir évaluer la valeur scientifique et historique des collections repérées. Cette enquête permettra à terme de constituer un réseau des institutions détentrices d’herbiers, aide précieuse et indispensable à la conservation et à la valorisation de ce patrimoine d’exception. Les données seront disponibles sur le site internet de Tela Botanica.
Ce projet est en partenariat avec le réseau des Muséums de PACA, les conservatoires botaniques alpin et méditerranéen, l’Université de Provence, en collaboration avec l’association Tela Botanica et l’Université de Montpellier avec l’aide du Ministère de la recherche et de la région PACA.

Cette enquête s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux institutions.

Si vous disposez ou avez connaissance d’un herbier ou pour plus d’informations sur ce projet, contactez :

Muriel DURAND
Responsable des herbiers d’Aix-en-Provence
Herbiers du Muséum d'Histoire Naturelle d'Aix en Provence
6 rue Espariat
13610 Aix-en-Provence
herbiers.aix@gmail.com
Réserves des collections Barrida 04 42 91 97 78
Muséum 04 42 27 91 27






Dans l'antre aixois des dinosaures
Publié le mardi 18 novembre 2008 à 07H54, La Provence.
Créées en 1838, les collections du Muséum d'histoire naturelle manquent désormais d'espace dans leur vaste halle de 700m2 . 'Les dinosaures, ça prend de la place!', sourit Yves Dutour, attaché de conservation pour le Muséum.
Les collections cachées du Muséum d'histoire naturelle recèlent mille merveilles

Dans ce vaste hangar gisent la peau d'une girafe congelée à -20ºC, la plus belle collection française d'os de rhabdodon, ce dinosaure herbivore qui a vécu il y a 80 millions d'années, des oiseaux des îles et des fleurs par milliers. Pourtant, cette grande halle sombre ne paie pas de mine. Elle est entourée de quelques conteneurs rouillés qui abritent des éléments patrimoniaux comme les anciens pots à feux qui trônaient devant le casino avant que celui-ci ne disparaisse.

À l'extérieur, des dizaines de sacs de terre ocre provenant des dernières fouilles jouxtent les tas de pioches, bottes et casques ou le matériel muséographique en pagaille. Voici la remise du Muséum d'histoire naturelle d'Aix.
Crédits Photographies : Sophie Spitéri
Un gigantesque cabinet de curiosités

À l'intérieur, sur 700m2 , se déploient ces étonnantes réserves. Un musée inaccessible au public et pourtant bien plus vaste que l'original dans l'hôtel Boyer d'Éguilles. Sur de grands rayonnages sont patiemment triées et dûment répertoriées ces richesses. Yves Dutour, attaché de conservation pour le Muséum, est le gardien du temple.

Chaque jour, il veille, avec trois ou quatre autres employés, à ce que les ennemis de l'histoire ne pénètrent pas en ces lieux. Halte donc à la poussière, aux coléoptères ou autres insectes, à la lumière. Dans la première pièce, trônent près d'un millier d'oeufs de dinosaures, les moins fragiles et de chaque tiroir sort un fossile qui affiche au moins 20 millions d'années au compteur. "Avant, tout ça était dans les greniers du musée, depuis, il y a eu un gros boulot d'inventaire", glisse Yves Dutour.
Un mois de travail pour un petit os

Seuls les chercheurs hantent les allées silencieuses, ils viennent observer les herbiers, compulser les revues spécialisées. Plus loin, une étonnante collection de phrénologie offre à voir des moulages de crânes (d'idiots ou de personnages célèbres comme Mirabeau), censés éclairer la théorie selon laquelle les bosses sur la tête d'un être humain déterminent son caractère.

Dans un autre recoin, des passionnés extraient patiemment les os de leurs blocs de pierre, de 2 à 200kilos. Pinceau et scalpel, cutter et colle pour dégager les précieux témoignages, "un puzzle en 3D, on fait joujou", avoue l'un de ces dénicheurs. "Le travail sur les collections est long", sourit Yves Dutour, il y a donc toujours quelque chose à faire.

Tout au bout du parcours : le paradis du taxidermiste. Le dernier arrivé, un mouflon à manchette est encore au milieu du passage, il tient compagnie aux loups et guépard, marmotte et lynx. Une partie de la collection d'oiseaux naturalisés date, elle, de la création du musée en 1838, contrairement à l'odeur de l'insecticide qui est renouvelé régulièrement. Pour que la cigogne ou "petit ours brun", continuent à faire rêver les petits quand ils retrouveront le chemin des salles d'exposition.


Par Gwenola Gabellec, [ La Provence ] >>>>>>>

Crédits Photographies : Sophie Spitéri
©  1999 - 2011 Museum Aix-en-Provence, Museums Provence Alpes Côte d'Azur, paca, France.